mercredi 3 février 2010 - Il m'a souri
- Par Fourrure
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- - loi du 20 juin 2008
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Assis à mon bureau, je regarde, à travers la grande baie vitrée, le grand-père et son petit-fils s'avancer vers la porte de la clinique. Devant moi, mon bloc-notes, des stylos éparpillés, le recueil de la formation sur l'évaluation comportementale. L'écran de l'ordinateur est figé sur la fiche de Loupiot, un beau brin de braque âgé de 7 ans, suivi depuis toujours à la clinique pour ses vaccins, ses piros et ses bobos, mais aussi pour une arthrose galopante du coude droit.
Loupiot qui est venu ce matin pour une évaluation, après avoir mordu au visage le petit blondinet qui tient, bien serrés, deux doigts de la main droite de son "Dédé". J'anticipe leur arrivée, ouvrant la porte de la salle de consultation au moment où ils franchissent le seuil de la clinique, les invitant à s'assoir devant moi. Le bol de bonbons est posé sur le bord du bureau, et Dédé en propose un à Jonathan, après l'avoir installé sur un des deux sièges.
Je n'ai pas grand chose à raconter sur Loupiot. Chien banal dans une famille banale, il chasse quand son maître a envie de se dégourdir les jambes et mène, le reste du temps, une vie de famille tranquille chez ce couple de personnes âgées. Cela fait bien longtemps que je le fréquente, et même s'il a toujours été sur la réserve à la clinique, il ne m'a jamais posé de problème en salle de consultation, endurant plus ou moins stoïquement toutes les manipulations, même les plus douloureuses. Un joli gris fumé, un panache blanc sur le poitrail, une cicatrice sur sa babine, à droite, une queue un peu pelée et un collier orange fluo : un chien comme les autres.
Jonathan a cinq ans environ, une bouille de gosse adorable, une masse de cheveux blonds coupés au bol - ça se fait encore ? - et un joli anorak rouge. Un de ces jean's d'enfants qui n'ont pas le temps de s'user qu'ils sont déjà trop petits, et une paire de baskets qui clignotent - clignotaient ? - lorsqu'il marche. Un gosse comme tant d'autres.
Mais Jonathan a quelques points de suture sur l'oreille gauche, et une vilaine marque violacée à l'angle de la mâchoire. Comme l'a dit le médecin : ça aurait pu être pire.
Jonathan passe, depuis des années, la plupart de ses journées chez ses grands-parents. Avec Loupiot le chien et Minou le chat. Il ne fréquentait pas particulièrement le braque, mais ne manquait jamais l'occasion de lui faire une caresse, ou de lui donner une croquette. Surtout s'il lui avait bien donné la patte, le genre d'exercice qui n'avait pas l'air d'intéresser beaucoup le chien, qui l'ignorait la plupart du temps. Dédé m'avait décrit une relation très neutre, normale. Un gosse attaché mais pas envahissant, un chien plutôt indifférent. Jamais menaçant, ni collant.
Devant moi, Jonathan balance ses jambes, l'une après l'autre, et engloutit un, puis deux chocolats.
Avant hier, Dédé est allé faire du bois, avec son C15, son Loupiot et son petit-fils. Le gosse jouait tranquillement dans le sous-bois à côté de la voiture, le chien vaquait à ses occupations. Lorsqu'il est revenu en courant se terrer dans le C15, se glissant par la porte arrière encore ouverte, Dédé n'y a pas trop prêté attention. Il lui a bien semblé que le bruit de course était un peu rapide, mais, sur le coup, il n'a pas réagi. Loupiot finit toujours par aller dormir dans la voiture après sa promenade. Dédé s'est même demandé s'il n'a pas entendu un couinement, mais il n'en est pas sûr, il se l'est peut-être inventé après coup. Le reste, il ne l'a pas vu. Lorsqu'il a entendu son petit-fils hurler, il s'est précipité vers la voiture, à une vingtaine de mètres de lui, a vu son chien détaler et le sang, le sang sur le visage de Jonathan. Ensuite, la voiture, la chemise déchirée et nouée autour du visage, les urgences, les sutures. Les parents paniqués, les cris, la colère. Le père voulait tuer le chien, alors Dédé a pris son fusil et son C15, il est retourner chercher Loupiot. Le braque l'attendait à côté de la tronçonneuse, patient.
Dédé a levé son fusil.
Il l'a armé. Puis il l'a baissé, et rangé dans son étui. Il a battu le chien, il a frappé sa colère, sa peur, sa frustration, sa lâcheté, sa déception, sa culpabilité, son impuissance. Puis il l'a jeté dans l'arrière du C15. Il pleurait. Il est venu directement à la clinique, et j'ai hospitalisé le chien le temps de laisser les choses se calmer. J'ai gardé Loupiot deux jours. Il attendait, paisible, au fond de la courette, profitant des promenades et pleurant lorsqu'il restait tout seul trop longtemps.
Puis Dédé et revenu, j'ai sorti son chien du chenil, et nous avons parlé. Loupiot avait une petit blessure au bout de la patte droite, les anti-inflammatoires et les soins locaux avaient suffi à tout faire rentrer dans l'ordre. Le maire avait demandé une euthanasie, j'avais évoqué l'évaluation comportementale. Alors nous avons parlé, parlé, abandonnant les sentiers des fiches, des petits carrés à cocher et des questions ritualisées, des rapports et des arrêtés. Comme moi, Dédé pense que le chien s'est fait mal, que son arthrose l'a sévèrement lancé, et que l'enfant l'a approché alors qu'il se terrait et souffrait. Que le gosse a déconné.
Dédé voudrait garder son chien, parle de pièces séparées, de loquets, de verrous, de l'enfant qui pourrait ne plus l'approcher, mais il est résolu, il veut bien qu'il soit euthanasié. Mais il ne pourra pas le tuer.
Comme lui, j'ai besoin de savoir : est-ce qu'il recommencera ?
- Jonathan, dis-moi.
- Écoute le docteur, Jojo.
D'un signe de la main, j'isole Dédé. Ce sera entre Jonathan et moi.
- Jonathan, est-ce que tu peux me raconter ce qu'il s'est passé ?
Jonathan regarde ses pieds, ses jambes qui se balancent, l'une après l'autre.
- Comment ça s'est passé lorsque tu es rentré dans la voiture ?
- Loupiot était couché, et il pleurait.
- Il pleurait ? Pourquoi il pleurait ?
- Il s'était fait momo à la patte. Il saignait.
L'enfant regarde toujours ses pieds, la clinique est silencieuse, le soleil baigne le bureau. Les chocolats vont fondre.
- Alors je lui ai dit que c'était pas grave et que ça allait passer, et je l'ai consolé. Je lui ai pris sa patte qui faisait momo. Il ronronnait, parce qu'il était content.
Il prononce ronron-nait.
- Alors je lui ai fait un bisou sur la patte, parce qu'il souriait. Et puis...
Et puis sa voix s'étrangle, et j'en ai assez.
Il souriait.
Il ronron-nait.
Loupiot a grogné. Loupiot a montré les dents, acculé dans le C15, blessé, il a averti l'enfant, a voulu le chasser. Mais l'enfant est resté, Jonathan n'a pas compris les signaux du chien, ces avertissements pourtant évidents. Évidents pour un adulte, pas pour un enfant. D'après mes cours, les jeunes enfants ne savent pas interpréter le langage des chiens, leurs attitudes et leurs signaux. Le cours venait brutalement de se faire rattraper par la réalité.
En ce qui me concernait, je n'avais pas grand chose à reprocher à Loupiot. Le reste de la discussion est venu confirmer cette interprétation. Le chien qui vient se cacher, l'enfant inquiet, qui veut le consoler, qui appuie là où ça fait mal, le chien qui prévient, cohérent, et puis qui repousse l'agresseur d'une unique morsure contrôlée, à sa hauteur, celle du visage de l'enfant agenouillé dans le C15.
Comme l'exige l'évaluation comportementale, j'ai donc classé ce chien.
Niveau de risque II : le chien présente un risque de dangerosité faible pour certaines personnes ou dans certaines situations.
Faible, car même dans une situation "critique", le chien a prévenu et contrôlé sa morsure, utilisée en dernier recours pour chasser un importun.
Pas en niveau I, car l'enfant, même s'il en sera désormais séparé, pourrait réussir à se retrouver avec lui (quoique les conditions pour une nouvelle morsure seraient probablement difficiles à réunir).
Par contre, la persistance de la douleur arthrosique crée un facteur de risque supplémentaire, je recommanderai d'améliorer la prise en charge de la douleur.
Le maire a suivi mes recommandations. J'ai eu une explication calme avec le père de Jonathan, qui, une fois la colère passée, a parfaitement compris l'évaluation.
Quant à Loupiot... il continue à aller faire du bois avec Dédé, car maintenant, Jonathan est assez grand pour passer l'essentiel de ses journées à l'école...
Commentaires
Le mercredi 3 février 2010 à 17:53
Quelle histoire, elle fait froid dans le dos. Pour l'enfant pour qui ça aurait pu être pire, pour le chien qui finalement a réagi de manière mesurée.
Tout chien qui mord doit être évalué?
Fourrure :
Oui, depuis la loi du 20 juin 2008.
Un jeune enfant qui grandit avec un chien apprend à reconnaitre ces signes ou même dans ce cas-là il risque de ne pas les comprendre?
Fourrure :
Un jeune enfant qui grandit avec un chien n'est pas censé voir ces signaux là, il ne risque donc pas d'apprendre...
Le mercredi 3 février 2010 à 19:52
Merci merci beaucoup pour ce billet
Un cas d'incompréhension ordinaire entre un enfant qui souffre pour son chien et un chien qui ne sait comment exprimer sa douleur et éloigne la douleur à regret !
En espérant que l'enfant n'en garde pas de séquelles
Le mercredi 3 février 2010 à 19:55
Pour répondre à Miss Mopi
j'ai deux chiens, mes beaux parents ont en 2 aussi.
4 chiens : 3 gros.
J'ai deux filles : et je passe mon temps à leur expliquer que quand le chien s'en va, grogne, s'écarte c'est qu'il ne va pas bien, qu'il en a marre et qu'il faut le laisser tranquille.
Il faut éduquer l'enfant à comprendre le chien au moins autant que le chien à ne pas se retourner sur l'enfant.
Donc oui un chien qui vit avec un enfant peut le mordre, oui un enfant qui vit avec un chien peut ne pas comprendre les signes d'apaisement de son chien.
Le mercredi 3 février 2010 à 20:42
pour éduquer les jeunes enfants, l'excellent travail de "the blue dog" (hélas en anglais!) par ici http://www.thebluedog.org/ et une super vidéo pour les tout-petits (en langue internationale) par là http://www.youtube.com/watch?v=1SZv...
Le mercredi 3 février 2010 à 21:31
Hé oui même en étant élevé avec des chiens, un enfant n’apprend pas forcément le langage chien. D’ailleurs ce petit a cru que le chien lui parlait chat « ronronnait » et même un chat qui ronronne n’est pas forcément en de bonnes dispositions. Personnellement j’ai failli perdre un œil pour une histoire similaire, j’avais 4ans j’étais chez des amis de mes parents avec ceux ci, et j’ai voulue suivre la chienne berger allemand récemment amputée d’une patte dans sa « maison » , la chienne a grognée, s’est retournée et a mordu « un peu » elle aurait pu faire bien plus de dégâts, je garde juste une cicatrice sous l’œil ( un peu comme une cernes à vie^^") qui me rappel qu’on n’accule jamais un chien ! Et qu’on ne laisse pas un enfant seul avec un chien, aussi gentil soit t’il car un accident est très vite arrivé ( et puis c’est souvent dans le cadre familiale ou proche que ce genre de drame arrive) Bon a l’époque la chienne n’a pas été iniquité, moi j’étais embêté; je me rappel le sentiment d’avoir fauté que j’ai ressentis après mais pas du tout la douleur et ça n'a heureusement pas crée de peur phobique des chiens.
Le mercredi 3 février 2010 à 23:35
Petite, j'avais un chien à qui je pouvais tout faire : dormir avec lui dans son panier, çà c'est gentil, lui prendre sa nourriture dans sa gamelle pendant son repas, çà craint nettement plus là, ou pire encore, lui sauter dessus quand il dormait!
Et bien c'est pas avec lui que j'aurai pu apprendre le langage des chiens!
La preuve, après sa disparition (il aimait monter dans toutes les voitures...), en un an et demi, je devais avoir entre 4 et 6 ans, je me souviens très clairement avoir compter m'être faite mordre 7 fois.
J'insiste sur le terme ''je me suis faite mordre'' : aucun chien ne m'a attaquée sans raison. Par exemple, je sautais sur le premier chien venu pour le caresser, j'accompagnais le chien de ma nounou à la sieste, la routine en quelque sorte.
Le pire c'est que j'annonçais fièrement ce : "j'ai eu 7 morsures en un peu plus d'un an!", sans me rendre compte de ce que cela représentait.
Enfin, si, j'ai bien du m'en rendre compte, car partir de ce constat pas très glorieux en réalité, je n'ai plus jamais été mordue...jusqu'à ce que je commence à exercer notre beau métier ;)
Le vendredi 5 février 2010 à 17:02
et c'est dans ce genre de situation que je suis heureuse que le PAM (prévention des accidents par la morsure) existe en Suisse... des intervenants en école primaire, dès l'âge de 6 ans, et qui apprennent aux enfants à reconnaitre les signaux des chiens, comment aborder les chiens, pourquoi il ne faut pas courir devant un chien... bref, toutes ces choses essentielles qui font que l'enfant apprend qu'un chien est son copain, mais pas seulement...
une prévention nécessaire et qui porte ses fruits.
Le vendredi 5 février 2010 à 20:54
Oui, ben moi je n'insisterais pas trop sur " je me suis faite mordre": il n'y a pas d'accord du participe passé s'il est suivi d'un infinitif.
Est-ce que Fourrure aurait épousé une blonde à forte poitrine?
Olivier, toujours pour la paix des ménages ^^ .
Fourrure :
Un blâme pour moi, elle m'avait posé la question !
Le samedi 6 février 2010 à 16:10
Belle enquête, belle conclusion. On peut extrapoler et ça, j'aime !
Le dimanche 7 février 2010 à 05:21
Merci pour ce billet ! Comme Fourrure's wife, j'ai grandi avec 2 chiens extraordinaires jusqu'à mes 6 ans, et j'ai pris pour acquis bien des choses... mon apprentissage de la "vraie vie" ensuite m'a laissé quelques traces !
Depuis je crois que j'ai appris et je coache ma fille au maximum de mes connaissances. bien que cela fasse 2 ans qu'on vit chez nos chats (des chats extras !), et que notre fille aille sur ses 8 ans, on voit bien qu'il y a encore à faire et qu'il ne faut pas relâcher la vigilance et les explications "toi, tu penses comme ça, mais lui le voit autrement".
Le lundi 8 février 2010 à 15:54
Je suis blonde à forte poitrine (enfin en ce moment because allaitement), et je ne fais pas ce genre de faute. Halte à la discrimination !
Sinon, très bel article, j'aime beaucoup...
Pour info, j'aurai mis risque 2 également pour les mêmes raisons.
Le lundi 8 février 2010 à 17:19
Et non, je ne suis pas blonde :p
Pour la petite histoire, prise d'un doute, j'avais même posé la question à mon écrivain de mari qui m'avait répondu, je cite : ''de toutes manières "se faire mordre" n'est pas français car cela signifierait que l'on fait exprès de chercher la morsure''. Je lui avais répondu que justement, c'était presque le cas et qu'il n'avait pas répondu à ma question initiale. La suite, vous la connaissez ;)
Le mardi 9 février 2010 à 08:24
ce texte est magnifiquement ecrit!
c'est telment courant!
Le mardi 9 février 2010 à 18:29
Vetonat, tu ne fais pas ce genre de faute, mais tu en fais quand même : "J'auraiS mis risque 2..." ;D
Le mercredi 10 février 2010 à 16:00
arrrfff, voui, pas d'excuse... (non, non, aucune, même pas ma blondeur)
Le jeudi 11 février 2010 à 11:47
Ouf, l'histoire se finit bien. Gamine, je ressemblais à Fourrure's wife avec le chien de mon grand-père, une pâte qui supportait tout mais pas le bruit des bisous( j'ai eu un bon réflexe, et pas d'égratignures, ouf)
Confondre le langage des chats et des chiens... Ce qui me rappelle mon chien habitué à notre chat pas ronronneur, et qui a eu très très peur d'un chaton câlin qui l'accueillait à coups de ronrons!
Le vendredi 12 février 2010 à 15:54
très interessant cet article. On ne diffuse pas suffisamment ce genre "d'évidences"... ( par exemple les cabinets vétérinaires pourraient relayer, mais c'est vrai qu'il y a tant de choses à dire aux enfants, aux parents, aux propriétaires d'animaux ...
Merci pour cette nouvelle information
Le samedi 13 février 2010 à 16:16
Je reviens sur cet article pour vous informer qu’il existe un site pour sensibiliser les enfants de 5 à 7 ans aux gestes à faire et à ne pas faire avec un chien. C’est un jeu dit « sérieux » qui a été créer spécialement dans ce but, il est totalement gratuit et manque vraiment de publicité. Personnellement j’en ai entendu parler à l’émission « les maternelles » qui avait comme sujet : "faut il avoir peur de son chien ?"
Donc voila le lien pour le site http://www.scc.asso.fr/mediatheque/...
a recommander peut être a vos clients/ connaissances :D Je viens de le faire, ( j’ai eu tout juste !!! :D ) et il faut que les parents soient avec l’enfant,il y a tout le temps une petite explication du pourquoi du comment il ne faut pas agir ainsi avec un chien.
Le samedi 13 février 2010 à 19:34
En Belgique, il y a http://www.lechienbleu.be/
Le dimanche 14 février 2010 à 07:39
(rien à voir mais KERRY30 c'est de la pub...)
je suis désolée d'apprendre qu'il y a une "fourrure's wife".. :-)!
Le mardi 16 février 2010 à 13:55
Wahou super bien raconté!!!!
:)
Le mardi 16 février 2010 à 13:55
Wahou super bien raconté!!!!
:)
Le samedi 20 février 2010 à 08:07
Nous aussi, quand on "sourit" on montre les dents. Ambigüité du sourire?
Sans doute un enfant n'apprend pas spontanément à interpréter les signaux du chien. Mais on peut le lui apprendre. Quand un chien fait trop "partie de la famille" on a du mal à l'imaginer dangereux sans doute?
Le jeudi 25 février 2010 à 15:20
Docteur, existe-t-il une loi, un règlement émis par l'ordre des vétérinaire, enfin quelque chose d'officiel qui interdise à un vétérinaire de pratiquer une euthanasie sur un animal en bonne santé et non dangereux ?
Fourrure :
Non. Nous avons le droit de refuser d'euthanasier (encore heureux !) même sur demande du maire si nous considérons que l'euthanasie n'est pas justifiée, mais rien n'interdit d'euthanasier un animal, qui reste, au regard de la loi, un objet (même si le statut de l'animal est différent de celui d'une armoire, puisque la cruauté envers les animaux, la maltraitance etc sont elles, interdites et punissables, alors qu'on a le droit d'affamer et de brûler son armoire).
Le lundi 1 mars 2010 à 17:26
Merci de votre réponse.
Le dimanche 7 mars 2010 à 08:56
Bonjour, je découvre avec bonheur votre blog, et cet écrit m'a beaucoup touché par votre façon de conter l'histoire mais aussi pour les questions que vous soulevez.
Impossible de faire disparaitre totalement le risque d'une morsure
L'homme ne doit pas oublier cependant, qui est, aux yeux de l'animal, doté de 3 pinces potentiellement dangereuses : la machoire mais aussi les deux mains . La caresse peut devenir source de douleur et d'agression, la main amicale peut-être celle qui vient pincer la souffrance .
Le samedi 20 mars 2010 à 21:16
Ben oui, évident. L'animal et l'enfant (et les erreurs de syntaxe, lol !). Je reviendrai, j'aime bien votre blog.
Le mardi 23 mars 2010 à 13:45
C'est trés vrai tout ça. Moi aussi a 3 ans j'ai croisé un chien ""mord" de rire"...ma cuisse s'en rappelle encore! Et en plus j'ai pris une bonne secouée de ma mamie pour avoir été voir ce fameux chien attaché...
Heureusement le chien n'en a pas subi les conséquences! Mais comme quoi, on oublie tout ne coule pas de source pour les petits!
Trés beau récit, trés émouvant.
Le mardi 30 mars 2010 à 11:28
merci pour ce témoignage, je découvre votre site et je suis ravie.
il me sera utile car je vais être tata, et nous avons adopté un croisé malinois agé d'environ 10 ans malvoyant doté d'un sacré caractère, dominant a ses heures. Nous faisons tous pour que ca se passe bien (nous prenons des cours) ; votre récit m'a rassuré, c'est a nous d'être vigilant. merci
Le mardi 30 mars 2010 à 13:08
Merci de dire les choses aussi clairement et avec un vrai talent de conteur en plus! Je suis bénévole dans un refuge et toujours consternée par les abandons "parce que le chien de la famille a grogné"... que de malentendus...
Le jeudi 29 avril 2010 à 11:39
Ouf! L'histoire finit bien pour tout le monde et pour le toutou! Merci pour cette jolie histoire!