vendredi 6 juin 2008 - IRC
- Par Fourrure
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- - euthanasie
IRC...
Pour la plupart des gens, ça ne doit pas évoquer grand chose. Les geeks penseront Internet Relay Chat, sans doute.
Pour les vétérinaires (comme les médecins), et un certains nombre de maître, l'IRC ce serait plutôt l'Insuffisance Rénale Chronique, première cause de mortalité du chien ou du chat âgé qui serait passé au travers des autres saletés que peut lui réserver l'existence. Pour résumer, et si l'on exclut les cancers, pour nous autres humains, c'est notre cerveau ou notre coeur qui seront les premiers organes à montrer de sérieux signes de défaillance, et, finalement, dont les dysfonctionnement causeront notre agonie, puis notre mort.
Pour les carnivores domestiques, ce sont les reins. Quand je parle des reins, je parle de ces deux stations de filtration/épuration/recyclage ultra-modernes et performantes qui permettent d'évacuer tous les déchets produits par le fonctionnement de notre organisme. Je ne parle donc pas des "reins" comme lorsque l'on dit "j'ai un tour de reins", où là, on évoque plutôt la musculature et les vertèbres lombaires, situées juste en regard des "vrais" reins. Je préfère préciser tant la confusion est fréquente.
Les reins, ce sont des organes vitaux. On ne peut pas vivre sans eux.
Les lombes, c'est pénible quand ça craque et que ça fait mal. La douleur, je ne la souhaite à personne, mais on peut vivre avec.
Formulons-le autrement : l'espérance de vie de votre chien ou de votre chat est suspendue à ses reins.
Chaque cellule de notre organisme fabrique des déchets. Comme une voiture, comme une usine, comme tout ce qui construit ou produit de l'énergie. Et le rendement de la machine biologique est particulièrement mauvais, ce qui fait du foie et des reins des organes incontournables dont la mission principale (en tout cas pour les reins, le foie fait pas mal d'autres choses) est de balancer aux ordures (l'urine et les selles !) tout ce qui ne sert à rien, et, surtout, tous les déchets toxiques. Car oui, nous fabriquons du poison, des quantités invraisemblables de bouts de protéines, d'acides, de trucs pas trop identifiables auxquels nos cellules accrochent un panneau "jetez-moi" pour indiquer au rein ou au foie de virer ces saletés. Un système certes peu rentable mais terriblement efficace.
Les reins, en fait, sont deux stations rassemblant des centaines de milliers de petites unités de filtration/recyclage que l'on appelle des néphrons. Leur boulot, c'est de fabriquer l'urine primitive en filtrant le sang grâce à un tamis assez peu sélectif mais très fin, à travers duquel passent les plus petites molécules sanguines. Les poids lourds du sang, comme le cholestérol, les globules rouges, ou les anticorps, ne passent pas ce filtre et ne vont donc pas dans les urines. Le reste, comme les minéraux, les toutes petites protéines et les déchets inclassables de petite taille, filent dans les urines. Un certain nombre de molécules importantes sont récupérées pour ne pas être balancées, comme les minéraux.
Comme je vous le disais, nous naissons avec des centaines de milliers de néphrons. Bien plus que nous n'en avons besoin, en réalité ! La marge de manœuvre est immense, sauf que... un néphron mort est définitivement perdu. Il ne repoussera pas, ne sera pas réparé, il sera perdu.
Et nous perdons des néphrons dès le premier jour de notre vie. Chez les humains, il se trouve en général que nous mourrons avant de ne plus en avoir assez.
Pour le chiens et les chats, ce n'est pas du tout la même chanson... eux, généralement, sont encore en vie lorsqu'il ne reste plus qu'un tiers du nombre de néphrons qu'ils avaient à l'origine. Lorsque ce tiers fatidique est atteint, un système d'alerte retentit dans le corps et la cadence des néphrons restant est augmentée pour permettre de garder le sang pur. Une alerte qui permet, entre autres, d'augmenter la tension artérielle à l'entrée des reins pour augmenter le débit de filtration. Le souci, évidemment, c'est que les tamis des néphrons ne sont pas faits pour être passé bien longtemps au kärcher de l'hypertension. Du coup, ils s'usent encore plus vite. Lorsqu'il ne reste plus que 25% des néphrons, les reins peuvent devenir incapables d'assurer leur travail. Du jour au lendemain. Sans prévenir. Et l'organisme de votre chien, de votre chat, va commencer à s'empoisonner doucement. Ou brutalement.
Heureusement, il y a des signes avant-coureurs. Lorsque le chien ou le chat flirte avec les 33%, des premiers signes d'alerte peuvent être décelés. Comme un coup de fatigue, un "coup de vieux". Une tendance à boire plus, mais très progressive : votre chien ou votre chat boit plus pour pouvoir uriner plus, filtrer plus... Un appétit plus capricieux, aussi. Une difficulté à supporter les temps chauds et humides, la forte pression atmosphérique avant l'orage. Des toutes petites choses qui peuvent ne rien signifier mais qui, mises bout à bout, doivent vous alerter. Surtout l'augmentation de la quantité d'eau bue, qui s'accompagne d'une dilution des urines. Attention ! Je ne dis pas que ses urines vont devenir comme de l'eau, ou même qu'elles vont s'éclaircir, seul un réfractomètre pourra donner leur densité exacte.
Une densité nettement inférieure à 1.020 sans raison particulière, c'est LE signe d'alerte biologique. A ce stade, les marqueurs sanguins sont encore normaux, la prise de sang ne sert à rien : le corps s'adapte pour filtrer plus, dons le sang reste normal : les reins assurent leur fonction, en modifiant leur façon de travailler. A ce stade, il existe des traitements pour retarder l'inéluctable. Supprimer le sel pour réduire l'hypertension, administrer des anti-hypertenseurs, très efficaces, ou des molécules ralentissant la sclérose du néphron, ou réduisant la formation des déchets azotés. Choisir une alimentation spécialement conçue pour un insuffisant rénal, très digeste, avec très peu de déchets. Toutes ces thérapeutiques sont intéressantes, certaines sont primordiales (IECA et alimentation), d'autres sont secondaires. Mais aucune n'empêchera ce qui arrivera forcément un jour ou l'autre : on ne peut que ralentir la dégénérescence rénale, pas l'empêcher.
Jusqu'au jour où un effort trop important leur fera dépasser leur capacité, et les déchets s'accumuleront. Nous serons alors bien proches de 25% fatidiques.
Ce jour là, la concentration sanguine de l'urée et la créatinine, deux déchets qui servent de marqueurs biologiques de la filtration rénale, augmenteront. L'intensité de cette augmentation sera un indice intéressant de la gravité de la situation.
Votre compagnon commencera à s'intoxiquer sérieusement, et les symptômes seront d'ordre neurologique : vomissements, perte de l'appétit, de la soif, avec une déshydratation correspondante, pertes d'équilibres, voire modifications du comportement, angoisses nocturnes, aboiements, etc.
Ce jour-là, votre vétérinaire vous proposera sans doute d'hospitaliser votre chien, ou votre chat, et de le mettre sous perfusion. La perfusion va mécaniquement relancer le fonctionnement rénal en forçant la filtration, et donc abaisser les concentrations de déchets dans le sang, faisant diminuer la gravité des symptômes. Ce traitement pourra fonctionner, c'est le plus souvent le cas, mais il pourra aussi échouer. Dans ce dernier cas, et malgré les efforts de votre vétérinaire, l'état de votre compagnon va empirer.
Si le traitement marche, votre chien, ou votre chat, pourra rentrer à la maison. Votre vétérinaire vous prescrira certainement des mesures d'accompagnement, afin de retarder au plus la prochaine crise. Car il y aura une prochaine crise, une nouvelle crise d'insuffisance rénale. Six jours plus tard, ou six mois plus tard, ou plus ? Difficile à dire.
Face à cette nouvelle crise, votre vétérinaire vous proposera peut-être de recommencer la perfusion, sauf si l'état de votre compagnon était trop critique. Ce traitement pourra marcher à nouveau, ou pas.
Vous serez face à l'agonie de celui qui a vécu plus de dix ans avec vous, qui a partagé vos galères, vos bonheurs, votre enfance ou votre première petite amie. Il était peut-être là, sur le buffet, le jour où vous avez embrassé ce garçon pour la première fois. Il vous faisait peut-être la fête le jour où vous êtes rentré à la maison avec votre bébé, de retour de la maternité. Il lui a collé un gros coup de langue sur le nez, ce jour-là. C'est cet abruti de chien qui a bouffé vos chaussures, cette boule de poil qui était un chiot il y a si peu de temps... C'est cet andouille de chat qui vous a fait trébuché alors que vous portiez les verres en cristal de maman, qui a fait ses griffes sur le canapé en cuir tout neuf. Cette boule de poil qui courrait après les bouchons en liège que vous lanciez sur le parquet.
Vous allez souffrir. Et le vétérinaire ne pourra rien faire, je ne pourrai rien faire. Je comprendrai votre souffrance, parce que je l'ai vécue, parce que toutes les semaines, je vois une personne, comme vous, qui m'aura dit, en retenant ses sanglots : "c'était mon cadeau de mariage, mon mari est mort il y a deux ans."
"Il a accompagné les premiers pas de mon fils."
"Elle a accouché dans mon tiroir à petites culottes."
"Il adorait se frotter contre l'épaule de mon mari quand il était dans le fauteuil en train de lire son journal. Nous avons divorcé et le chat a gardé le fauteuil."
Moi, je retiendrai mes émotions, j'utiliserai le bouclier de l'empathie pour évoquer avec vous l'euthanasie.
Je ne serai pas indifférent, et vous serez en colère, ou effondré. Vous m'en voudrez, ou vous en voudrez à la vie, à votre compagnon qui vous quitte déjà. Puis vous accepterez, mais vous souffrirez. Cela, je n'y pourrai pas grand chose.
Mais votre chien, ou votre chat, souffrira aussi. Les poisons dans son sang le rendront nauséeux, anorexique, le feront vomir, lui feront perdre ses repères. Pas une douleur aiguë, une souffrance intense, mais une déconnection avec la vie. Et lorsque les perfusions ne marcheront plus, il sera temps de cesser, car le seul vrai traitement serait une greffe de rein, et aujourd'hui, aucun vétérinaire en France ne pratique cette intervention. Son heure sera venue.
Vous aurez sans doute à choisir l'euthanasie, car l'agonie par insuffisance rénale est généralement très longue et très douloureuse. Vous ne le trouverez pas mort, paisible, dans son panier, le matin en vous levant. Vous vous accrocherez à cet espoir car un ami vous a dit que, parce que sur internet vous avez lu que c'était arrivé, que certains étaient morts sans souffrir. Je le souhaite pour vous, pour lui, pour moi aussi. Mais je sais comment finit la majorité.
Des jours entre la vie et la mort, et personne ne peut souhaiter cela. Il aura peut-être de la chance, mais ne comptez pas dessus... J'ai trop souvent vu cette agonie et cette souffrance dans les yeux d'un chat ou d'un chien que son maître ne pouvait se résoudre à laisser partir.
Rappelez-vous : il est un stade ou nul traitement ne le soulagera. Ce jour là sera terrible.
Aujourd'hui, je n'irai pas plus loin, mais un de ces jour, je vous parlerai de Minouche, ou de Trompette, d'un chien de chasse ou d'un vieux matou. De ce que nous avons fait pour eux, de ce que nous n'avons pas pu faire pour eux. De leur vie, et de leur mort. De moi, de vous peut-être.
Commentaires
Le vendredi 6 juin 2008 à 15:35
Très beau.
Mon chat a commencé les problèmes rénaux à un an. On l'a gardé jusqu'à neuf ans.
Le vendredi 6 juin 2008 à 18:10
Pas gai aujourd'hui le fourrure. Mais très beau texte comme toujours.
Le vendredi 6 juin 2008 à 19:49
ce sont ces phrases qui me perturbent le plus lors des euthas, j'ai un peu de mal à ne pas me mettre à leur place... dur d'apprendre la distance empathique...
Le vendredi 6 juin 2008 à 19:53
Je confirme : les traitements dans ce cas ne font que retarder, voire accélérer un peu l'échéance…
Fourrure :
Retarder, oui.
Guérir, non.
Accélérer, non.
Ce sont des traitements désormais très bien connus, issus de la médecine humaine, et aux qualités maintes fois prouvées. Mais pas des médicaments miracles pour autant, malheureusement...
Mon animal a "duré" 1 an de plus, peut-être sans traitement il serait mort plus tôt, mais plus brutalement et j'aurai été, malgré tout, moins préparé psychologiquement à sa disparition.
J'ai été confronté au "choix" entre la perfusion et la pièce chauffée, aux résultats incertains : peut-être la mort dans la nuit, et je ne voulais pas risquer que mon animal meurt dans la détresse, loin de moi…
J'ai toujours du mal a accepter sa mort et son absence.
Je me demande encore si l'homéopathie aurait pu soulager ses souffrances ou retarder sa mort…
Merci pour votre honnêteté dans les commentaires.
Fourrure : Je suis désolé. Sincèrement.
Le vendredi 6 juin 2008 à 21:14
C'est beau et c'est triste.Je suis au bord des larmes:c'est malin!!
J'aime votre écriture et votre humanité.Merci.
Le dimanche 8 juin 2008 à 07:19
Et puis au milieu des larmes on dira peut-être merci pour cette rencontre avec ce poilu qui a changé notre vie...
Merci pour ce joli texte.
Le dimanche 8 juin 2008 à 11:41
Merci beaucoup pour ces explications et descriptions des symptômes, c'est bon à savoir.
Si je puis me permettre une critique (et je me permets parce que je cours plus vite que vous), c'est dommage que dans ce texte, vous ayez mélangé le mélo au technique.
"Ce jour-là sera terrible..."
A moins que ça ne soit dans un but pédagogique pour éveiller la vigilance des humains ; une pincée de pathos et son image mentale associée marquent l'esprit...
Wouaf docteur !
C'est dimanche, jour de brossage de dents.
O_o
Fourrure :
C'est l'idée, oui... j'ai hésité à passer de l'un à l'autre, mais j'ai pensé que c'était nécessaire même si du coup, c'était un peu étrange. En fait, l'IRC, c'est le pire diagnostic que je puisse annoncer, surtout en phase finale, car autant les traitements sont intéressants si ils sont donnés précocément, autant à la fin, le pronostic devient très mauvais. Et trop de propriétaires qui ont la "chance" d'avoir un diagnostic précoce ne savent pas saisir l'opportunité du traitement, en se disant que ça ira mieux... ou bien, ils le cessent au bout de un mois ou deux, alors qu'il faudrait le continuer à vie.
D'où cet appel un peu.. incongru aux émotions au fil d'un texte plutôt technique.
Le lundi 9 juin 2008 à 01:47
Merçi Messieur Fourrure de prendre le temps de transmettre avec talent et élégance, l'amour de votre metier !
Je viens de finir la lecture de tous les billets de votre blog et j'ai eu le sentiment d'être le témoin privilégié de votre quotidien. Je n'aurais jamais soupconné y découvrir autant de richesses, intellectuelles d'une part (je ne verrais plus jamais une vache comme avant) mais surtout humaines. Alors, ne vous retenez pas de verser à l'occasion un peu dans le "mélo", c'est aussi une trés grande partie de la valeur ajoutée de vos mots !
Et puis, au travers du temps et de la pédagogie que vous consacrez à la diffusion de vos écrit (à l'image d'un Eolas), vous permettez de compenser la "wikipediaisation" massive de l'Internet : plus d'information mais moins d'humanité.
Au plaisir de vous lire.
Le mercredi 11 juin 2008 à 17:57
Merci pour ce témoignage, même si il m'a replongé 2 ans en arrière avec mon jeune léo de 4 ans.... IRC a été diagnostiquée tard, je m'en veux encore de ne pas avoir "vu", je m'en veux de n'avoir rien pu faire pour lui, je m'en veux encore de savoir qu'il n'y a rien a faire pour sauver ces cas : pas de dialyses , pas de greffe, je m'en veux d'avoir "tuer mon chien", l'euthanasie étant la décision la plus difficile que j'ai du prendre à ce jour.... cependant malgrès la souffrance que je ressent encore, je revois mon Syd au moment de l'injection, paisible comme si enfin il était libéré ...
Merci, car même si on a l'impression d'être face a un véto froid,sans sentiments, je sais maintenant que vous aussi vous êtes autant touché de ne pouvoir faire plus pour nos compagnons....amicalement
Le mercredi 11 juin 2008 à 20:03
Pour répondre à Rémi, qui parle de "pathos" (le mot est péjoratif ), je voudrais dire que c'est utile, aussi, pour des personnes qui, comme moi, aiment de façon sûrement trop passionnée leur animal de compagnie, d'entendre la compassion d'un professionnel, qui en voit tant et tant... merci de ne pas répondre à notre chagrin par de l'indifférence.
Je suis prof et je retrouve dans ce blog la passion d'enfance qui anime mes jeunes élèves : certes, tous les "appelés" ne concrétiseront pas leur rêve de devenir "véto" mais comme Fourrure, ils aiment les animaux et voudraient les soigner, passionnément !
Le mercredi 16 juillet 2008 à 23:07
je ne peux retenir mes larmes en lisant cela. pas plus tard que ce matin j ai conduit mon sharpei texas dans un etat critique pour insufisance renale severe du a un rat qu il a mangé.je ne peux contenir mon chagrin et celui de mes enfants,il n'a que 5ans!je prie pour que son etat s ameliore mais surtout qu il ne souffre pas.je n aurais des nouvelles que demain j espere qu elles seront meilleures la nuit va etre longue
Le dimanche 20 juillet 2008 à 17:55
Pour moi aussi la nuit va être longue : mon chat de 17 ans, a de l'eau dans les poumons depuis au moins 10 mois et est très déshydraté par le diurétique prescrit pour éviter que ses poumons soient submergés.
Le véto m'a dit qu'il était à l'agonie (32 ° de température) qu'il le gardait pour la nuit pour lui faire une perfusion et j'ai très peur de ne pas revoir mon animal vivant : je ne sais plus si j'ai bien fait de le laisser là-bas ou s'il valait mieux accepter l'euthanasie…
Quelle angoisse et quelle culpabilité de n'avoir pas pu trouver un traitement sans lui bousiller les reins…Vous croyez qu'il va s'en sortir ?
Fourrure :
Comme je l'ai déjà indiqué ailleurs, impossible de répondre à ce genre de question sur un blog... Effectivement son état avait l'air critique, j'espère qu'il a eu droit à un sursis mais je crains qu'il ne s'agisse que de cela : un sursis.
Par contre il faut arrêter de raconter que les diurétiques bousillent les reins, c'est globalement faux. Par contre, si les reins sont déjà limite, ils peuvent révéler l'insuffisance rénale qui aurait surgi un peu plus tard sans eux (mais sans eux, le chat serait mort d'autre chose...). Les diurétiques peuvent servir de révélateur, en eux-mêmes, ils sont quasiment inoffensifs. Il n'y a qu'à voir le nombre de personnes cardiaques qui en prennent pendant 10, 20, 30 ans...
En réalité, les traitements pour le coeur sont généralement très bons pour les reins (lutte contre l'hypertension artérielle).
Le jeudi 24 juillet 2008 à 13:19
ca y est texas s est eteint sans souffrir me dit le veto car j ai du faire le terrible et douloureux choix de l endormir a jamais enfin qu il n est le temps de souffrir davantage il s est endormis dans mes bras ,paisiblement.si tu savais a quel point tu me manque mon nounours tu n avais que 5 ans je ne t oublierais jamais
Le mercredi 6 août 2008 à 14:24
Je voulais juste mettre un petit mot: merci.
merci docteur pour vos explications pedagogiques sur l'IRC mais aussi sur tout le reste. Merci de decrire votre quotidien aussi humainement, cela donne une image réelle de cette profession vers laquelle j'espere me destiner (concours l'année prochaine :D).
J'ai effectué un stage en clinique spécialisée dans les urgences, malheureusement l'IRC est très fréquente et il est difficile de ne pas se laisser submerger par cette détresse tant animal que des proprietaires.
J'ai des animaux qui commencent a avoir un certain age, et sans sombrer dans la paranoia, j'aurais aime avoir plus de details sur les premiers signes d'une IRC. Les coups de fatigues sont dures a interpretrer, vu l'age et la chaleur actuelle.
Quoiqu'il en soit c'est un vrai plaisir de vous lire. A bientot,
Fourrure :
Malheureusement, il n'y a pas de signes précoces spécifiques de l'IRC. Appétit capricieux, coups de fatigues, nausées, vomissements doivent alerter les propriétaires de chiens et de chats âgés. L'augmentation de la quantité d'eau bue (et d'urines émises) est très importante, mais très insidieuse, on la remarque rarement, en mettant ça sur le compte de la chaleur. cela dit, un chien ne boira jamais plus de 100 mL par kg et par jour. Attention à ces périodes de fortes chaleurs pendant lesquelles beaucoup de ces animaux décompensent une situation déjà limite...
Bon courage pour le concours !
Le jeudi 7 août 2008 à 15:23
J'ai les larmes qui coulent toutes seules en lisant votre témoignage.
J'ai perdu plusieurs chats âgés (20ans !!)d'IRC.Grace à mon merveilleux vétérinaire, avec un bon suivi, ils ont vécu le mieux possible le plus longtemps possible.
Mais le jour où ils doivent partir, alors les souvenirs reviennent en masse et le chagrin est dur à surmonter.
Maintenant, j'ai d'autres chats et je profite intensément de leur présence, quitte à être leur esclave dévouée car le jour de la séparation vient toujours trop tôt
Le vendredi 8 août 2008 à 08:56
Souvenir de ma petite panthère noire que j'ai amenée une fois de plus en catastrophe dans une clinique ouverte nuit et jour à Vincennes, après trois mois d'examens, de tentatives et d'échecs, pour la laisser enfin s'endormir.
Pourtant ça n'était pas les reins, aucun de ses organes n'était touché mais elle avait tous les symptômes que vous décrivez.
Outre sa douleur, et la mienne, je ne supportais plus de vivre avec cette peur constante au ventre de la découvrir morte en me levant un matin...
Merci pour ce très beau blog.
Fourrure :
Ce sont des symptômes très peu spécifiques, d'autres maladies peuvent faire des choses très semblables... D'autres défaillances organiques, certains cancers, certaines infections virales...
Le vendredi 22 août 2008 à 02:57
Merci Dr Fourrure d'écrire de façon aussi précise et émotive... Il faut les deux.
Je ne connaissais rien aux chats quand mon fils et sa copine me l'ont apportée, toute petite. Elle est devenue mon amie, ma coloc, ma précieuse, ma charmante... Je fais la différence entre les humains et les animaux, j'ai vécu toute mon enfance sur une ferme. Mais aujourd'hui, je lui tiens la main, je tiens la patte de ma petite copine-animale et je lui jure toute mon affection pour sa dernière escapade.
Agatha aura 12 ans bientôt, si elle se rend là. On vient de détecter l'IRC, avancé. Perfusion à la clinique, évaluations sang et urine, traitement aux médicaments (je vis à Montréal, je vous dis pas les noms, peu importe) et deux hydrothérapies par semaine. Pronostic impossible à préciser. Chaque jour, elle semble s'éloigner des vivants. Elle a continué de perdre du poids, j'essaie de la convaincre de manger; elle commence à pousser des cris déchirants puis se calme; elle se remet à manger puis abandonne; elle trébuche, démarre très lentement; elle ronronne dans mes bras quand je la prends mais ne vient plus jamais dans mon lit qu'elle squattait avec assurance au milieu de la nuit...
Souffre-t-elle? Elle passe de longs après-midis dans l'herbe, à l'ombre ou sous les plants de tomate, elle somnole. Mais je le vois bien, elle s'en va Agatha, ma gata...
Verra-t-elle la neige cette année? Tout l'hiver, et l'hiver est long par ici!, elle demande que j'ouvre la porte, pose sa patte à l'extérieur et me regarde, offusquée : «Je ne peux encore pas sortir, c'est glacé!»
Dr Fourrure, je vous ai trouvé en cherchant sur Internet (par Google, le pire et le meilleur) des détails sur ce qui peut arriver, ce qui va arriver. Merci pour ce billet, il m'est très utile, en ce moment.
Je suis tellement triste de n'avoir pas su voir cette insuffisance rénale s'installer...
Marie
Le jeudi 25 septembre 2008 à 10:13
Bonjour,
J'ai perdu mon petit chien Joker 13 ans ½ (caniche nain noir) ce midi, cela faisait maintenant 1 semaine qu'il ne mangé plus et 1 ou 2 jours qu'il ne buvait plus.
J'ai commencé a m'apercevoir qu'il ne mangé plus il y a 1 semaine (a peu pré en même temps que la 1ére fois qu'il a vomit et à été en diarrhée) à partir de mardi dernier (c’est la aussi que j’ai constater une odeur venant de sa bouche mais ne savant pas ce qu’était une IRC je me sui dit que c’était du a quelque chose qu’il avait mangé peut de temps avant), mes parents était en vacance et je me suis dit que c'était à cause de ça qu'il ne mangé plus, il était très anxieux et ne supportai pas de rester tout seul, donc j'ai commencé a vraiment m'inquiété quand il sont rentré le jeudi soir et qu'il ne mangé toujours pas.
Le samedi soir il a vomit et faisait caca du sang donc la dés le lendemain le dimanche à 8h j'ai demandé a mes parents d'appeler les urgence vétérinaire, et là le vétérinaire lui fait une prise de sang et dit qu'il avait un problème surtout au rein, une IRC (avec un taux de environ urea = 2500, et crea largement aussi supérieur a la normale et qu'il mourra prochainement dans les jours qui viennent (elle lui a fait tout de même des piqure pour les reins et l’appétit), se fut un véritable choc, moi qui pensé que c'était juste une gastro ou un parasite qui se soignerai...
(On lui donner depuis 1ans des cachets pour le cœur car il avait un problème, il battait trop vite, et 3-4 jours avant qu’il ne s’alimenté plus il a eu une piqure pour c’est problème de gorge, au moindre effort ou énervements il toussé)
Samedi soir et dimanche soir il n'a pas dormit (je l'entendais bouger ses pate dans son panier, il devait ressentir une douleur)
Le lendemain, lundi matin (hier) mon père retourne voir le vétérinaire (je travaille) celui qui s'occupe de joker d'habitude et là il me dit soit il mourra dans quelque jours ou faut laisser joker pendant 3 jours pour qu’il fasse des perfusion, il doit donner la réponse l'après midi même, donc le midi il nous en parle et nous décidons de ne pas le faire car dés que l'on est pas a c'est coté (au moins l'un de nous) il est malheureux donc j'ai eu peur qu'il meurt tout seul dans une cage ou qu'il se laisse mourir de tristesse.
Hier soir il a vraiment commencé à souffrir car il n'a pas arrêté de bouger pendant tout la nuit il se lever, trembler plus ou moins périodiquement lorsqu’il rester coucher, il rester aussi debout sans bouger, et titubé et faisait caca marron foncé voir noir et pour la première fois a fait un tout petit pipi sur place quand je le caressais.
C'est hier aussi que j'ai fait dés recherche sur les IRC et que j'ai trouvé se forum et que j’ai compris ce qu’était vraiment une IRC et la je constate que certain on réussit à sauver leur chien en faisant faire une perfusion, d’autre on prolongé la vie de leur compagnon quelque mois ou quelque semaine et pour d’autres cela n’a pas marché. Si on faisait rien il allait mourir d’ici peu avec beaucoup de souffrances.
Je constate aussi que il y a quelque temps il buvait plus et mangé un peu moins mais quand on ne sait pas ce qu’est cette sa**perie de maladie IRC on ne s’inquiète pas.
L'après midi il retourne donc voir le véterinaire (il donne des cachets pour le soir même et refait une piqure) pour lui dire non et la le véto dit que dans c'est cas là mon père peut accompagner joker matin et après midi pendant 3 jours, là nous disons ok et l'appelons le soir (hier) même pour commencé les perfusions le lendemain (aujourd'hui).
Et se matin je constate qu’il reste couché dans son panier et qu’il ne sa lève même pas pour me dire bonjour (hier il le faisait encore) je me dit : j’espère que la perfusion fera son effet et qu’il ira mieux…
Ce matin mon père l’ emmener faire sa première perfusion (sont taux de urea était encore augmenté plus de 3000) et se midi quand je suis rentré le l’ai trouver complètement changé il ne bougé plus et on me dit qu’il ne tiens même plus sur c’est pate et il fait caca (sa n’était encore jamais arrivé) et pipi sur lui, ces reins ne ce sont pas mis a re-fonctionner , on le voyait souffrir et respirer d’une façon saccadé et ne portait presque plus d’intérêt a notre égard, il souffrais trop, il a eu un oedéme au poumon suite a la perfusion.
On décide donc de rappeler le véterinaire et il nous dit de venir, nous y allons (il est 12h30) en transportant joker carrément dans le panier et la arriver au véto je ne sait pas trop se qu’il va faire et il le met dans une genre de cage émétique avec un tuyau d’oxygène car il nous annonce qu'il à un oedéme au poumon. Et la me dit qu’il faut repasser vers 14h pour voir si sa va mieux, je ne vais pas le laisser tout seul, je ne veux pas qu’il meurt tout seule si sa doit arriver.Il me dit que si je veut je peux rester avec lui, je le regarde il ne bouge plus du tout mais il me regarde, on dirait qu’il se sent partir (se laisse transporte dans son panier de la maison au véto et même arriver chez le véto il ne bouge plus il a juste les yeux ouvert et est comateux) je discute avec le véto (dur dur de lui faire dire concrètement quelles sont les chance qu’il aille mieux quand il nous voit les larmes au yeux) et il me dit que y a pour lui environ 5% de chance qu’il s’en sorte et que s’il s’en sort sa ne sera que pour quelque semaine (au mieux), là je lui demande s’il s’en sort et qu’il vit quelque semaine de plus est ce qu’il souffrira, la il ne me répond pas, puis dit : il souffrira toujours vue le stade avancé de son IRC, sa n’est pas exactement c’est mot vous vous en doutez ,mais c’est ce que j’ai compris.
Et la le voyant dans cet état, je décide le mettre fin a c’est souffrances, il est partit des le début de l’injection pendant que moi et mon pére on le carressais...
Je ne réalise pas encore totalement qu’il est partit mais c’est sur sa va me faire un très grand vide, j’avais l’habitude de m’occupé de lui et qu’il soit toujours avec moi, il mes suivait comme mon ombre il y a encore quelque jour, j’étais tout pour lui, mes parents aussi mes c’est avec moi qu’il était le plus affectueux...
Si seulement je savais ce qu’était une IRC je m’en serais aperçu avant (odeur dans sa gueule dés qu’il ne mange plus directe au véto, bois plus ou mange moins pareille) et on aurait peut être pu le soigné ou du moins prolongé sa vie.
J’espère avoir bien fait en mettant fin a ces souffrances car là perfusion au lieu de l’aider, a accélérer son "mal" (oedéme au poumon), mais je me dis que si on n’aurait pas fait la perfusion il serait mort lentement et il aurait tellement souffert aussi que l’on aurait du y mettre fin aussi, et on aurait peut être regretté de ne pas avoir tenté une perfusion...
Il avait une grosse géne depuis quelque jours (en s'agravant de plus en plus) et à souffert "vraiment" pendant quelque heures.
Il a toujours été gentil, jamais mordu...
C'était un chien en OR...
Je t’oublierai jamais JOKER!!!
Merci de m’avoir lu (j’ai fait un roman)
Le jeudi 26 mars 2009 à 13:01
Bonjour, Je suis du Québec et j'ai lu votre blog sur l'IRC que j'ai adoré. Hier notre vétérinaire à diagnostiqué cette dégénéressence chronique chez notre Goofie un chien mélangé de 12 ans. Ce que nous ne comprenons pas c'est qu'aucun des symptômes que vous avez décrit ne s'applique à Goofie, il a eu droit à un bolus sous la peau de 300cc qui a été très rapidement absorbé par son organisme. Est-ce qu'il se pourrait que notre animal est été désydraté ce qui aurait causé une augmentation de l'urée et de la créatinine?
Fourrure :
Dans ses tous premiers stades, l'IRC chez un chien "résistant" peut n'avoir presque aucun symptômes, ce qui implique d'ailleurs beaucoup de diagnostics tardifs. Une simple déshydratation ne peut augmenter significativement les taux d'urée et de créatinine, à moins qu'elle ne soit prolongée (ce qui est d'ailleurs mauvais pour les reins...).
Le samedi 25 avril 2009 à 21:03
Bonsoir, Je viens de Belgique, mon cas est un peu particulier car mon animal atteint de dégénerescence rénale est un cochon d'inde (Yasmine). Le cobaye peut être atteint d'autant de maladies qu'un chat ou un chien s'il n'est que ce ne sera décelé qu'après examen. Personnellement j'ai toujours été au bout des choses et j'ai toujours fait ce qu'il était possible pour eux (écho, radio, scanner, perf à la maison, gavage, soin de jours et de nuits,...) bref aucune limite! Seulement voilà, destin injuste me mets face au mur pour ma petite puce, après différents examens sanguins et urinaires on a décidé de fixer le diagnostic par une biopsie des reins; là c'est le coup de massue "rien à faire" "peu de temps à vivre" "beaucoup de souffrance"... Il n'y avait pas pire?! Et bien si, devoir décider de son jour de mort! Est-elle prête? Moi je ne le serai jamais! Et pourtant je sais que c'est incontournable mais comment assumer ça? Cela fait plus de deux mois maintenant que je l'assiste pour sa nourriture par des gavages 5 à 6 fois par jour, elle est sous vasotop et ipakitine mais chaque jour j'ai peur de me lever et d'être confrontée à sa souffrance. Je n'ai pas le droit de lui infligée ça, votre texte m'aide un peu à prendre la décision mais c'est tellement difficile, elle a à peine deux ans et j'aurais aimé la voir heureuse avec ses compatriotes. J'étais prête à TOUT faire mais la fatalité en a voulu autrement! Dernier week-end avec ma princesse et après je ferai le grand saut, la semaine va être très dure, j'ai une telle appréhension de l'euthanasie, ce sera la première fois que je dois la décider, en espérant qu'elle me le pardonnera...
Fourrure :
Effectivement, tous les animaux - y compris les humains - peuvent être atteints d'IRC. Certains en riront, mais je les invite à réfléchir à la valeur de la vie. Ceci étant, cette réflexion ne doit pas forcément amener à refuser l'euthanasie, qui est souvent une solution, non pas satisfaisante, mais nécessaire pour éviter à un animal des souffrances qu'il n'a pas la possibilité d'accepter ou refuser. Drôle de responsabilité et de pouvoir qui nous est alors offert... Si votre appréhension est, avant tout, la question du pardon (qui renvoie, sans vouloir faire de la psychologie de bazar, à un sentiment très naturel de culpabilité), je pourrais apporter les éléments suivants. Certains riront de ce point de vue, du pardon de l'animal vers son "maître", surtout dans ce genre de situation. Personnellement, je n'adhère pas à ce raisonnement, mais je le respecte, et le comprends. En essayant de me glisser dans votre position, je dirais que vous êtes la seule à pouvoir faire ce choix, qui est refusé à votre animal, et que, compte tenu des efforts sincères et importants que vous avez consentis pour l'aider, il n'est pas raisonnable de vous en vouloir. Vous avez été très loin pour lui, et je ne parle pas seulement d'un point de vue financier, mais plutôt d'un point de vue "investissement en émotions et en énergie", sans parler de temps. Lorsqu'il n'y a plus d'autre choix, l'euthanasie est un choix digne, et humain. Ce qui ne le rends ni plus facile, ni moins cruel.
Le mercredi 29 avril 2009 à 19:47
Merci pour vos explications claires.
Après avoir fait euthanasier mon chat il y a 15 jours (Insuffisance rénale stade terminal), j'étais sûre d'avoir pris la bonne décision. Depuis quelques jours je commençais à avoir des doutes (n'était-ce pas trop tôt, avions nous vraiment tout tenté...) et puis j'ai lu votre texte qui m'a fait beaucoup de bien. J'ai reconnu tous les symptômes que mon chat présentait les 2 derniers jours et qui étaient bien le signe que c'était la fin (il avait 19 ans). C'était une décision très difficile (décider d'oter la vie d'une créature n'est jamais un geste anodin) mais c'était aussi notre responsabilité. Merci encore
Le mercredi 6 mai 2009 à 12:16
Je suis dans la même situation, mais une peine terrible d'avoir fait confiance à un vétérinaire, il suivait ma chienne pour une suspision de métrite.
perdu deux mois et il l'enmenait doucement et surement vers la mort. donc suspision de métrite deux mois plus tard et insuffisance rénale avec des taux d'uree et de créatinine explosifs et toujours une suspision de métrite -pyométre-
la seule chose qu'il proposait : le billard et une chance infime qu'elle s'en sorte.
pauvre Olga si confiante.
il est conduit salement. proposé l'opération en urgence la veille d'un jour férié pour lui...
je devais déposer Olga le matin et la récupérer le soir....
et jetees dans la nature.
j'ai changé de vétérinaire ou elle est sous perfusion.
je la nourrie avec des seringues sans aiguilles. pour l'eau c'est la même chose et ne lui donne pas le choix. elle dort quand je la récupére le soir, jusqu'au matin ou je reprends les soins. homéopathie et compresses sur le bas-ventre et massage.
je l'ai vu partir doucement et j'ai du la secouer, j'ai utilisé Rescue du Dr Bach,
voilà, elle refait pipi, ses selles à nouveau normales (légumes verts, ipakitine, huile d'olive)
Elle reprend, et ne veux pas entendre que c'est grâve et que....
Je veux la soigner.
Je remercie ce vétérinaire qui me dit de ne pas parler d'argent que la santé de ma chienne prime.
Pourquoi, ne nous dit-on pas avant qu'ils soient malades, l'importance d'une surveillance rénale -médicaments nocifs, ...-
Courage pour tous, l'homéopathie est une excellente voie, l'alimentation primordiale dans la santé de tous.
J'ai une peine terrible, merci.
Le samedi 23 mai 2009 à 18:21
Bonsoir à toutes et tous.
Lundi, nous avons du euthanasier Cookie notre chatte, 7 ans suite à une Insuffisance rénale chronique "découverte" il y a à peine une semaine.
Dur dur pour nous du fait de son départ précipité.
Je me pose des questions quant à la compétence et au sérieux de certains vétérinaires.
En effet nous l'avions emmené en visite 4 fois depuis janvier 2008. A chaque fois nous avions signalé qu'elle buvait énormément, en janvier 2008 des analyses lui ont été faites, résutats bons mais limite. Depuis les vétérinaires nous disaient à chaque qu'il fallait la laisser boire, que ce n'était pas grave. Elle n'a pas eu de suivi.
Et voilà le résultat, nous aurions pu la soigner depuis un an et demi, si les vétos nous avaient averti.
Nous ne savions pas...nous leur avons fait confiance...
Je leur en veux.
Faut-il faire comme chez les médecins, pleurer pour avoir un examen? Je me pose des questions.
Si j'étais venu sur "boules de fourrure" plus tôt, j'aurais compris tout de suite.
En tout cas cela est très bien expliqué ici. J'ai compris qu'il n'y avait plus rien a faire, il lui restait 3 jours à vivre...
Merci
Le lundi 29 juin 2009 à 00:53
Nous avons du nous résinier à laisser partir notre petite Pastille... 18 ans d'amour mais les reins ne suivaient plus. Je connaissais déjà ce blog et cela m'a permis de comprendre ce qui se passait et donc de savoir qu'elle est mieux là où elle est. Pour donner une idée le véto a été obligé de l'endormir pour lui faire une prise de sang... Et même endormie elle ne se laissait pas faire...
Et donc pour finir: Merci.
Le samedi 4 juillet 2009 à 19:19
Liolga votre chienne est toujours vivante ? Quel est le diagnostic de survie ?
Merci pour votre réponse qui aidera d'autres personnes (et animaux) en détresse…
Cordialement
Le dimanche 19 juillet 2009 à 09:33
Bonjour à tous et otutes,
j'écris car je suis en plein dedans. Mon chien Joy, bichon maltais, 15 ans, a une irc qu'on a dignostiqué le 18 mai 2009. Depuis plein de traitement, mais pas d'amélioration. Et ces 2 derbiers jours, vomissements ... et abattement... je vis un calvaire et je ne sais pas du tout quand je dois prendre cette terrible décision de le faire partir.
Pouvez-vous me dire si les crises sont le signe de l'échéance ou bien s'il peut y avoir quelques temps de rémission et de bons moments pour mon toutou?
Je suis perdue ... merci à vous
Fourrure :
Je suis navré, mais les symptômes que vous évoquez, dans la cadre d'une IRC, sont de mauvais augure. Une analyse sanguine des taux d'urée et de créatinine permettrait de confirmer l'aggravation ou la stagnation de la maladie... en prenant ces éléments en compte avec l'état clinique de l'animal, et la souffrance qu'il subit, la décision d'euthanasie sera ou non justifiée. Seule une perfusion peut permettre d'abaisser ces taux et de diminuer les symptômes, mais avec un risque majeur de rechute dès l'arrêt du traitement, qui n'est pas envisageable au long, et même au moyen terme. Malheureusement, l'insuffisance rénale chronique du chien âgée, déjà prise en charge et avec une aggravation comme vous la décrivez, se finit généralement très mal très vite... mais l'agonie peut être longue, rendant donc l'euthanasie nécessaire.
Je vous souhaite beaucoup de courage.
Le lundi 20 juillet 2009 à 12:33
Bonjour Fourrure, merci pour la réponse: ça me fait chaud au coeur de savoir que vous avez lu mon message et que vous avez pris la peine d'y répondre.
J'ai une question: mon toutou est actuellement en perfusion: est-il possible qu'il soit en perfusion à mon domicile et comment puis-je avoir les produits nécessaires à sa perfusion? Certains vétérinaires permettent-ils cette procédure, avec bien sûr la couverture d'une décharge de ma part au cas où il y ait un incident chez moi? Et ceci parce que je voudrais pas que mon chien meure ailleurs que chez lui.. j'aurais l'impression de l'avoir abandonné et je ne voudrais pas qu'il ait lui aussi cette dernière impression .. c'est peut-être puéril mais mon chagrin est si for qu'ajouter ce regret ne ferait que le rendre encore plus insupportable.
Meric encore pour votre réponse et merci pour ceux que vous aidez .
Fourrure :
Oui, une perfusion peut avoir lieu à domicile. Non, je ne le recommande pas, tout en comprenant très bien votre légitime souhait, qui m'a déjà été exprimé dans des circonstances similaires. Et auquel j'ai moi-même accédé plusieurs fois.
Cela ne s'est jamais bien passé. Pour de multiples raisons, sur lesquelles je ne m'étendrais pas ici. Certaines personnes en gardent un goût amer, d'autres restent malgré tout satisfaites de ce choix. Une perfusion, cela nécessite une immobilisation totale (il est si facile de perdre un cathéter, même bien fixé). Des soins attentifs et constants concernant son débit. De petites manipulations régulières et fréquentes. L'hospitalisation permet également de réagir rapidement en cas de souffrance (analgésie, analyse, modification du traitement etc). Et puis, êtes-vous prête à assister à l'agonie de votre compagnon ? Car le risque est important que cela arrive...
Si tel est le cas, demandez-le à votre vétérinaire. Car je comprends parfaitement que l'on ne souhaite pas laisser son animal mourir dans une cage d'une clinique vétérinaire. C'est souvent sur ce constat que je propose, malheureusement, une euthanasie, souvent après trois jours de perfusion (à la clinique) qui me permettent d'affirmer l'inéluctabilité de la maladie. Tenter ce qui peut être tenter, et accepter, le cas échéant, l'impuissance de toute forme de traitement sur le stade terminal de l'IRC.
Je vous souhaite, encore une fois, beaucoup de courage.
Le mercredi 22 juillet 2009 à 06:27
Bonjour Fourrure,
Vous m'avez bien expliqué la gravité de la maladie de mon chien et j'ai bien compris que, malheureusement, l'euthanasie sera la solution finale. J'essaie de m'y préparer tant bien que mal et je vais essayer de choisir le "meilleur" 'si l'on peut dire, moment pour le faire.
En attendant, mon chien est sous perfusion à la maison depuis plus de 24 heures et ça se passe bien: je surveille le goutte à goutte et mon toutou est sage: il ne bouge pas trop. J'espère soulager un peu son urée; il ne souffre pas pour l'instant et il est content d'être avec nous en famille: pour combien de temps, je ne sais pas. Je pense que la prochaine crise sera celle que je choisirai pour son départ.
Encore une fois merci pour votre écoute dans ce désespoir et cette peine.
Le vendredi 31 juillet 2009 à 23:10
Si je devais généraliser mon expérience, 100 % des chats d'une dizaine d'année meurt d'insuffisance rénale... Mon matou, le second chat que j'aurai eut, est en train de mourir. Il y a un mois, le taux d'urée et de créatinine était 10 fois supérieur à la normale chez un chat de sa "race".
"Surtout plus de viande rouge, de la pâtée, des croquettes, il faut qu'il boive... S'il vomit, c'est mauvais signe !" nous a dit le vétérinaire, tout en avouant que, vu le résultat des analyses, il était étonnant qu'il soit encore si "vivant". Vivant tout court aussi, d'ailleurs. On a tenté le tout pour le tout, sans doute plus par crainte d'avoir mauvaise conscience que par réel espoir, à vrai dire. Avec quand même un espoir brûlant. Il serait tout maigre, tout lent, tout perclus, mais... c'est quand même mon petit chat, ma boule de nerfs, mon petit matou... Mais le petit matou ne veut plus manger, il vomit le peu qu'il avale, avec des hoquets impressionnants. Il semble perdu, douloureux, il est tellement maigre...
Le petit matou va mourir. Et quand bien même cela fait un mois que je tâche de me résoudre à cette idée, elle n'en est pas moins pénible. Mais de mort lente et douloureuse ? Ce sera à nous, ses maitres, de choisir d'y mettre un terme ? Et quand cela ? A quel moment se dire que oui, là, il est trop loin ? Lorsqu'il s'avachit sans force dans nos bras, la langue blanche, amorphe ? Mais après cela, il a sauté partout, est venu se glisser dans le lit... Quand il ronchonne, quand il se traine, quand "on le sent" ? Mais justement, il a pas agonisé très souvent, mon chat, je ne vois pas trop à quels repères me fier...
En tout cas, merci beaucoup de ces informations. Non que mon vétérinaire ne m'en ai pas donnée, mais... quand je vais voir le vétérinaire, il y a un chat qui braille et hurle et mord et saute au plafond (si si. Meme avec une aiguille de perfusion dans le bras...) et ça n'aide pas vraiment à la discussion calme et sereine...
Le mercredi 12 août 2009 à 14:34
Bonjour Fourrure, je reviens pour la 1° fois sur ce site pour vous remercier de vos réponses.
Oui, vous aviez raison quand vous m'avez dit de me résigner; je l'ai encore gardé une petite semaine sans perfusion et en le gâtant un maximum en sachant que c'était tout ce que je pouvais faire de mieux pour lui. Il était bien jusqu'à la crise qui m'a amené à la solution finale.
j'ai du prendre la décision il y a une dizaine de jours et mon toutou s'ent est allé doucement par une uethanasie à domicile.
C'est vrai Lledelwin, la décision est terrible à prendre surtout lorsqu'on garde l'espoir fou que l'on peut encore faire quelque chose. Je comprends et je partage votre douleur ... Malheureusement notre pouvoir ne va pas au delà du possible. Les garder intacts en notre coeur ... voilà ce que l'on peut encore faire ... ils ont été heureux, choyés et aimés ... c'est déjà beaucoup ...
Bon courage Lledelwin que votre petit chat soit toujours avec voous ou pas. Vous l'avez aimé et c'est le principal.
crismamie
Le mercredi 7 octobre 2009 à 21:44
Bonsoir Docteur,
votre texte m'a touchée moi aussi ! où exercez-vous ?
je suis à la recherche d'un soutien car mon Labrador de 12 ans et demi est atteint d'IRC, diagnostiqué en décembre 2008, lors d'un contrôle sanguin, et vérifié un mois plus tard. Il souffre aussi d'arthrose, aussi je lui ai administré longtemps du Métacam. Je le gâtais aussi bcp de friandises en récompenses de jeux que nous faisions ensemble. J'ai totalement stoppé tout cela en janvier 2009, et je l'ai passé au régime K/D croquettes + pâté.
Le 29 septembre dernier il a eu une piroplasmose, diagnostiquée assez tot, mais qui a abimé ses reins, ses taux d'urée et de créat étaient de 0,975 et 0,42, 3 semaines plus tot ils étaient de 0,78 et 0,38.
Depuis il manque d'appétit, -il dévorait ses gamelles avant cela en 3 sec et demi, faisant des repas les moments favoris de sa journée- il finit toutefois ses gamelles mais péniblement. Il boit un peu plus que d'habitude mais pas trop, et a vomi il y a deux jours. Je le trouve plutot en bonne forme, mais je m'inquiète pour l'avenir, et surtout car je dois m'absenter prochainement pour 2 mois. Je le confie à ma maman, mais voudrait m'assurer de ce que je peux faire afin d'éviter - si cela est possible - une éventuelle crise, pensez-vous qu'elle puisse arriver à ce stade ?- enfin j'ai très peur que cela dégénère en mon absence, je tiens absolument à être près de lui au cas où... Je lui dois tellement, et je ne peux pas imaginer ne pas etre à ses côtés si son état se détériore. Pour le reste, hélas, j'ai compris que l'issue est la même pour tous... j'aimerais l'aider à vivre encore des années. Son traitement : Ipakitine et Vasotop pour les reins, Levothyrox pour hypothyroïdie, Flexadin pour l'arthrose et Idarac en cas de fortes douleurs.
D'avance Merci pour vos réponses, et aussi pour votre blog, les témoignages, et vos réponses.
PS : encore une question est-il possible de faire perfuser son chien à domicile, pour éviter de le laisser dans une cage, seul la nuit, ... ???
Fourrure :
L'IRC est une maladie extrêmement difficile à prévoir dans son évolution. Les analyses ne sont pas prédictives, en tout cas pas avec une grande précision, la prise en charge que vous décrivez semble optimale, mais je ne peux, malheureusement, vous répondre. La seule donnée que je retiendrais est l'âge de votre compagnon, relativement avancé pour un labrador, et d'autant plus qu'il souffre d'insuffisance rénale chronique, ce qui le place probablement sur le fil du rasoir. Pour ce qui est de la perfusion à domicile, elle est possible, mais, en général, je la refuse : de mon expérience personnelle, elle ne s'est jamais bien passée. Soucis techniques, difficulté de suivi, manque de réactivité... Vous n'êtes ni infirmiers, ni vétérinaires, ni médecins, et sans vouloir rabaisser qui que ce soit, les propriétaires ne sont globalement pas aptes à gérer une hospitalisation lourde à domicile. Et ce n'est pas la peine, chers lecteurs, de me sortir LE cas où cela s'est très bien passé, je suis tout à fait conscient de rester dans le général, pas dans le particulier.
Le mardi 13 octobre 2009 à 19:34
bonjour,
mon épagneul 10,5 ans est mort dimanche, j'ai dû me résigner à l'euthanasier à cause d'une insuffisance rénale. Il souffrait énormément depuis 1 an d'arthrose, je lui ai donc administré tout d'abord 1 semaine 75g de carprodyl, il pesait 17kg. ensuite fin juillet jusqu'à ce jour je lui donné un cachet par jour de carprodyl (50 g ), sachant que le prise de sang était normale fin juin, je me demande si le traitement prolongé au carprodyl n'est pas la cause de son insuffisance rénale?
Fourrure :
Non. Par contre, on évite d'utiliser des anti-inflammatoires quand un chien est insuffisant rénal (ça aggrave quand elle est déjà là, et encore, ça dépend des anti-inflammatoires). Mais quand le choix c'est "je préserve les reins de mon chien sans anti-inflammatoires mais il souffre le martyr" contre "mon chien vit bien grâce à ses anti-inflammatoires même s'ils étaient contre-indiqués quand il a déclenché son insuffisance rénale à la fin", je pense que le choix est vite fait... Parfois, il n'y a pas de bonne solution.
Le mercredi 28 octobre 2009 à 17:38
Bonsoir,
me revoici remplie de douleur, car l'état de mon labrador s'empire. Les dernières analyses d'urémie et de créatinémie indiquent 1,12 et 61 contre 0,97 et 41 il y a un mois. Je pars le 12 novembre prochain, et suis remplie de doutes. Mon chien ne mange presque plus, vomit mais pas tous les jours (je lui donne 1 motilium matin et soir et Zidac 200 3 fois par jour) et est très faible et fatigué. Il réclame pourtant encore des caresses et a encore parfois des moments de joie et de pitrerie. Ma véto me dit que cela l'aiderait si on le perfusait mais pas pour longtemps au vu de son taux de créatinine, un autre véto me dit de le perfuser d'urgence. Je souhaite l'accompagner et etre présente à ses cotés si il doit partir, et surtout ne pas le voir souffrir ou vivre une agonie (comme celle de Loulou...). Mon pb est que je pars le 12 nov pour 6 à 8 semaines (voyage obligatoire, je pars adopter ma fille), ma véto dit qu'il n'attendra pas notre retour... Qu'en pensez-vous ? Il me voit pleurer de désespoir, je le câline énormément, parfois il sort et s'isole, se couche à des endroits improbables.. Est-ce que cela a une signification ? J'ai peur de l'abandonner dans ses moments les plus difficiles, que me conseillez-vous ? Je suis si triste de le voir ainsi sans rien faire. Faut-il le perfuser avant de partir ? en urgence ? ou pas ? Merci de vos réponses.
Fourrure :
La perfusion ne fera que retarder l'inévitable... au mieux. Au pire, elle ne servira à rien. Il n'y a, dans ce genre de situation, aucune bonne solution. C'est à vous, qui vivez au jour le jour avec votre compagnon, de déterminer son état de souffrance et la pertinence d'une euthanasie... Je vous souhaite beaucoup de courage.
Le vendredi 30 octobre 2009 à 18:46
Bonsoir Monsieur Fourrure,
Merci pour vos réponses à chaque fois rapides, et excusez-moi de revenir à nouveau. J'ai besoin de conseils, je suis perdue. Diego n'est pas suffisamment mal en point pour qu'on lui retire la vie. Je n'en ai pas le courage et je pense qu'il n'en a pas envie. Est-ce que je peux garder un espoir de le revoir fin décembre, ou d'après ses taux du 22/10 de 1,12 d'urée et 61 de créat il finira sa vie très vite ? Est-ce réaliste de penser qu'il a des ressources parce que c'est un chien exceptionnel ? La perfusion retardera l'inévitable au mieux de combien de temps ? Est-ce que les symptomes de la maladie s'accélèrent après une perfusion ?
SI vous étiez son docteur, que me conseillerez-vous de faire, en tenant compte de mon départ du 12/11 ?
Fourrure :
Il n'existe pas de courbe du nombre de jours à vivre en fonction du taux de ceci ou cela ! Ce que vous demandez là, ce n'est plus de la médecine mais de la divination... Impossible de vous dire aussi si une perfusion lui donnera du temps à vivre, ou pas, je peux simplement vous affirmer qu'elle ne lui en fera pas perdre... Et si j'étais votre vétérinaire, je vous dirais que si vous partez adopter un enfant, alors il serait sans doute plus judicieux de ne pas avoir à vous tourmenter là-bas de ce qui arrive à votre chien ici... Mais ce n'est pas de la médecine, ça !
Le lundi 9 novembre 2009 à 17:28
Bonjour,
Docteur, je tenais à vous dire que mon chien va mieux depuis presque une semaine, il est plus vif, a de l'appétit et mange ! NOus continuons le traitement Zitac 200 3 fois par jour et Ipakitine en plus grande dose et Vasotop en plus petite dose. Je suis remplie d'espoir qu'il "tienne" jusqu'à notre retour, et aussi après :) meme si je sais l'incertitude du temps de "rémission" qui lui est accordé... Il va changer de domicile, donc de repères, est-ce que ce changement peut le perturber au point d'enclencher une éventuelle nouvelle crise (ce n'est pas la première fois qu'il y va). Tout conseil supplémentaire que vous pourrez me donner sera bienvenu. Merci à vous !
Le samedi 26 décembre 2009 à 21:08
Bonsoir Docteur Fourrure,
Un petit mot juste pour dire que Diego est mort, euthanasié le 14 décembre, à cause de cette sale maladie, longue et silencieuse. Je suis revenue de Pologne pour lui, parce qu'il allait mal, et je souhaitais l'accompagner. Pendant toute la semaine où j'étais là, il avait l'air si heureux que je sois près de lui, il s'est remis à manger, malgré des taux d'urée de 2,73 et de créat à 94,5 ! La veille de mon départ, il a refusé de manger, alors je me suis décidée à arrêter là ses souffrances, pensant qu'il ne supporterait pas une nouvelle absence. Cela a été extrêmement difficile, nous étions chez le véto à 9h, il est parti à 10h45, après 3 injections d'anesthésiant, et 3 injections de barbiturique. Il ne voulait pas s'endormir, et son coeur ne s'est pas arrêté tout de suite. Je me torture encore en me demandant pourquoi, et ai du mal à m'enlever l'image de ce regard suppliant et si triste... C'est une douleur terrible de perdre l'ami qui m'était le plus cher et d'avoir dû lui ôter la vie, alors qu'il avait encore l'intention de se battre, malgré ses souffrances.
Le mardi 12 janvier 2010 à 02:42
Cher Dr Fourrure,
Encore une qui est passée par là…encore une qui vous dit merci. Je vous passe les détails larmoyants de l’histoire qui ressemble à toutes les autres.
Au moment de la sentence..euh, du diagnostic, je me suis plongée dans tout ce que j’ai pu trouver sur le sujet, livres, articles, internet…et sincèrement, il m’a fallu parfois plus d’une demie-heure pour décoder une seule page de certaines thèses d’écoles vétérinaires traitant du sujet. Je suis juriste, pas vétérinaire, mais je DOIS comprendre quand ça me touche. Et vous, magicien des mots comme du stéthoscope, avec vos mots à vous, si généreusement simples pour le commun des mortels, vous savez pourtant dire l’essentiel.
Quand vous serez à la retraite, pensez à vulgariser tout ce qui pourrait arriver à mes chats, au cas où… ☺
Toujours votre plus grande fan Helvétique.
Fanny of B.L.
Le mardi 12 janvier 2010 à 10:26
ma minette Nouch' (12ans) est atteinte d'irc.
cet été alors que nous étions en vacances elle petit à petit cessé de s'alimenter, comme elle a toujours été difficile et changeante dans ses goûts mon amie qui la nourrissait pendant mon absence a testé différentes pâtées pour "relancer la machine" sans grande réussite.
en rentrant véto direct, elle m'explique ce qu'est l'IRC, ce qu'on peut tenter pour la maintenir.
on attaque une alimentation spécifique ( pochons et barquettes achetés chez la vétérinaire, spécialement pour le soutient rénal)
[avant le diagnostic d'irc on lui donnait des croquettes ills chats "seniors"]
elle a été mise sous anti-acide, anti-vomitif, bénakor et un produit équivalent du gaviscon car elle avait aussi développé une gastrite.
depuis le début du traitement,elle est plus présente, plus vivante et elle remange, bien sur elle a eu des hauts et des bas mais là, ça va plutôt bien : elle n'a plus que le bénakor caché dans la patée (une grande victoire) et a faim et elle bouge.
par contre elle a perdu beaucoup de poids qu'elle n'a pas repris, elle pèse actuellement deux kilos au lieu des 4k5 d'avant cet été...
je crois qu'elle a froid la nuit puisque maintenant elle essaye de se glisser contre nous sous la couette mais comme j'ai trop peur de l'écraser en me retournant, je lui met une bouillote tous les soirs dans sa boîte de transport avec des serviettes de bain et en général, elle y reste.
elle se rapproche de la mort petit à petit et au moins, on a eu un peu de temps pour s'y préparer.
j'ai peur qu'elle ai mal...
heureusement, j'ai une vétérinaire en qui j'ai une confiance absolue [même si elle regarde dans les livres avant de prescrire des traitements à mes bêbêtes lol]
je sais qu'elle m'aidera à y voir plus clair au moment venu.
Ma Minouch' je l'ai eu en 99, elle avait un an et demi, deux ans, on l'a adoptée à la SPA elle avait été fracassée et ne se laissait pas approcher et encore moins toucher, puis avec un peu de temps, c'est devenue une vrai mère câlins.
ça nous fait pratiquement dix ans de vie commune et effectivement, ça va être terrible....
Le mardi 12 janvier 2010 à 10:27
ah oui, Nouch', c'est aussi la terreur des vétérinaires....
Le dimanche 31 janvier 2010 à 15:40
Ma petite Chocolate, âgée seulement de 2 ans, est hospitalisée depuis Vendredi. Elle a une insuffisance rénale très grave.Si les taux de créatinine et d'urée n'ont pas baissé Mardi ou Mercredi, il faudra se résoudre à mettre fin à ses jours. Je ne peux pas aller la voir aujourd'hui Dimanche, je ne suis pas optimiste, je suis si malheureuse. Elle est si jeune, si belle, et si gentille.
Catherine.