Communiqué de l'Elysée du 29 octobre 2007

Le Président de la République a reçu lundi 29 octobre 2007, les parents du petit Aaron, qui a succombé le 23 octobre, alors qu’il était âgé d’un an, aux blessures qui lui ont été infligées par un chien dangereux.

Le Chef de l’Etat a présenté aux parents d’Aaron ses condoléances les plus émues.

Il leur a indiqué être révolté par la succession de blessures, parfois mortelles, récemment causées à des enfants par des chiens dangereux, dont il a qualifié les maîtres d’«irresponsables ».

Le Chef de l’Etat a ajouté que selon lui, ces chiens dangereux doivent désormais être considérés comme des armes et que leurs propriétaires doivent être plus sévèrement condamnés lorsque les blessures que ces animaux infligent, causent la mort d’une victime.

A ce titre, le Président de la République a demandé au Garde des Sceaux de modifier la loi pour que l’homicide involontaire causé par un chien dangereux devienne une circonstance aggravante, et que la peine encourue s’élève désormais à 10 ans d'emprisonnement.

Cette modification sera intégrée au projet de loi renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux, qui sera prochainement examiné par le parlement.

Le Chef de l’Etat a par ailleurs demandé au ministre de l’intérieur d’entamer dès aujourd’hui une réflexion avec l’ensemble des professionnels concernés sur les moyens que les sociétés de surveillance mettent à la disposition de leurs agents pour que les chiens soient correctement gardés en dehors des heures de travail.

Je ne vais pas refaire le travail de Maître Eolas qui a réalisé un excellent billet au sujet de cette déclaration. Je vous invite d'ailleurs à lire les commentaires très instructifs qui suivent ce billet.
Je soulignerais simplement un détail grotesque supplémentaire : si le chien qui tue est un chien de première ou seconde catégorie, son maître risque bien plus que s'il s'agit d'un labrador... Comme si renverser un enfant avec un 4x4 était pire qu'avec une petite berline.
Je m'abstiendrais pour ma part de tout commentaire sur ce drame en lui-même, toutes mes pensées vont à ses proches.